Tourbet el Bey

LHistoire : Monument funraire caractre familial

Dans les cimetires, Tunis ou ailleurs, salignent les tombes, mouvantes par leur simplicit. Dune blancheur clatante, elles se dtachent de locre de la terre lorsque la verdure fait dfaut.
Mais voil que les turcs introduisent le tourbet qui est un somptueux monument funraire caractre strictement familial. Le Tourbet el Bey est le plus vaste et le plus riche. Rien dtonnant puisquil garde les tombes des souverains de la dynastie husseinite, de leur famille et celles de quelques mamlouks et ministres fidles particulirement privilgis.
Le monument a t lev sous le rgne de Ali Bey (1758-1781). Il sannonce par une imposante faade en grs ocre do se dtachent des pilastres et des entablements en pierre claire, sculpts de motifs floraux, en bas-relief, de style italianisant.

Lentre droite conduit une premire cour, entoure de salles dont celle dite beit el bachaouet, entendre salle des beys du trne qui ont effectivement rgn. Il sagit dune rplique en miniature des mosques ottomanes. Quatre gros piliers soutiennent une coupole centrale, contrebute par des demi-coupoles aux quatre cts. Aux angles, quatre coupolettes achvent la couverture. La dcoration intrieure allie parfaitement la sculpture de pltre la marqueterie de marbre polychrome au got italianisant.
Les tombes creuses dans le sol sont recouvertes de coffres de marbre, abondamment orns de motifs en bas-reliefs au dessus desquels se dressent des colonnes prismatiques, graves dpitaphes et surmontes dun couvre-chef, symbolisant le sexe masculin du dfunt. La forme en turban ou en tarbouch sculpte dans la pierre correspond au changement de mode du costume officiel.

En vis--vis stend la salle des tombes des princesses. Deux plaques de marbre dont celle du ct de la tte grave dune pitaphe, signalent ces dfuntes.

La deuxime cour o fleurit un beau citronnier, rsulte dun agrandissement ultrieur. Elle se distingue par une coupole ovodale, dcore de motifs gomtriques en naqch hdida dune extrme finesse.

La petite histoire : Funrailles de Mohamed Bey, mort au Bardo le 12 fvrier 1759

Le corps fut transport Tunis. Tous les habitants sortirent de chez eux pour se joindre au cortge et leur foule stendait le long de la route depuis le Bardo jusqu Sidi Ali Abdallah. Les hachia portaient le cercueil, suivis des hauts dignitaires de lEtat et dune foule nombreuse qui ne pouvait retenir ses larmes. Le convoi pntra dans la ville par la porte Sidi Ali Zouaoui ; Mohamed Bey fut inhum dans la tourba de son pre. On ouvrit ensuite des sacs dargent dont le contenu fut distribu aux pauvres R. Dessort, Histoire de la ville de Tunis, Alger, dition Pfister, 1924.

Tourbet el Bey

LHistoire : Monument funraire caractre familial

Dans les cimetires, Tunis ou ailleurs, salignent les tombes, mouvantes par leur simplicit. Dune blancheur clatante, elles se dtachent de locre de la terre lorsque la verdure fait dfaut.
Mais voil que les turcs introduisent le tourbet qui est un somptueux monument funraire caractre strictement familial. Le Tourbet el Bey est le plus vaste et le plus riche. Rien dtonnant puisquil garde les tombes des souverains de la dynastie husseinite, de leur famille et celles de quelques mamlouks et ministres fidles particulirement privilgis.
Le monument a t lev sous le rgne de Ali Bey (1758-1781). Il sannonce par une imposante faade en grs ocre do se dtachent des pilastres et des entablements en pierre claire, sculpts de motifs floraux, en bas-relief, de style italianisant.

Lentre droite conduit une premire cour, entoure de salles dont celle dite beit el bachaouet, entendre salle des beys du trne qui ont effectivement rgn. Il sagit dune rplique en miniature des mosques ottomanes. Quatre gros piliers soutiennent une coupole centrale, contrebute par des demi-coupoles aux quatre cts. Aux angles, quatre coupolettes achvent la couverture. La dcoration intrieure allie parfaitement la sculpture de pltre la marqueterie de marbre polychrome au got italianisant.
Les tombes creuses dans le sol sont recouvertes de coffres de marbre, abondamment orns de motifs en bas-reliefs au dessus desquels se dressent des colonnes prismatiques, graves dpitaphes et surmontes dun couvre-chef, symbolisant le sexe masculin du dfunt. La forme en turban ou en tarbouch sculpte dans la pierre correspond au changement de mode du costume officiel.

En vis--vis stend la salle des tombes des princesses. Deux plaques de marbre dont celle du ct de la tte grave dune pitaphe, signalent ces dfuntes.

La deuxime cour o fleurit un beau citronnier, rsulte dun agrandissement ultrieur. Elle se distingue par une coupole ovodale, dcore de motifs gomtriques en naqch hdida dune extrme finesse.

La petite histoire : Funrailles de Mohamed Bey, mort au Bardo le 12 fvrier 1759

Le corps fut transport Tunis. Tous les habitants sortirent de chez eux pour se joindre au cortge et leur foule stendait le long de la route depuis le Bardo jusqu Sidi Ali Abdallah. Les hachia portaient le cercueil, suivis des hauts dignitaires de lEtat et dune foule nombreuse qui ne pouvait retenir ses larmes. Le convoi pntra dans la ville par la porte Sidi Ali Zouaoui ; Mohamed Bey fut inhum dans la tourba de son pre. On ouvrit ensuite des sacs dargent dont le contenu fut distribu aux pauvres R. Dessort, Histoire de la ville de Tunis, Alger, dition Pfister, 1924.

60, rue Tourbet el Bey

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