Dar Othman Sige de la Conservation de la Mdina de Tunis

LHistoire : La verdure chatoyante de la cour
Othman Dey (1594 1611) se fait construire le Dar Othman pour son usage personnel. Il abandonne ainsi la rsidence officielle de la Kasbah, probablement la recherche du calme, loin des intrigues des janissaires, alors trs turbulents. Il occupe le palais jusqu sa mort.
Dans la premire moiti du XIXme sicle, le Bey Hussein Ben Mahmoud, aprs quelques travaux, loccupe galement. Mais bientt la demeure est abandonne. Aprs plusieurs usages, elle est restaure et abrite aujourdhui les services de la conservation de la Mdina.

La driba du Dar Othman est un somptueux vestibule car ctait l o le Dey recevait tous ceux quil ne pouvait admettre dans lintimit de son palais.

En 1936, la cour a t amnage en jardin intrieur, aprs avoir perdu son dallage, un heureux effet dans cette mdina si minrale. En effet, on trouve habituellement sous les cours des citernes souterraines o est recueillie leau de pluie. Planter ces cours risquerait de dtriorer ltanchit de la citerne. Cest pour cela que la verdure chatoyante de la cour du Dar Othman fait figure dexception.

Deux portiques opposs, dune rare lgance, sont forms de cinq arcs fortement outrepasss que soutiennent de longues et gracieuses colonnes en marbre blanc, chapiteaux hispano-maghrbins. La succession darcs se poursuit sur les deux autres cts par des arcatures aveugles. Les claveaux noirs et blancs relient harmonieusement lensemble. La rigueur des revtements en marbre des salles est attnue par la polychromie chatoyante des panneaux de faence.

La petite histoire : Dar el Oula

Le dar el oula, ou maison des provisions, est lune des appellations du Dar Othman encore connue de nos jours. Se trouvant vacant, le palais dont les makhzen et annexes stendaient jusqu la rue des Teinturiers, a t utilis comme intendance militaire, charge de pourvoir lapprovisionnement des casernes turques tablies dans les alentours : rue Sidi Ali Azouz, rue Jemaa el Zitouna, Souk el Attarine et rue Sidi Ben Ziad

Moins persistante fut lappellation de Maison des esclaves. Le palais a t acquis par la socit Franco-Africaine la veille du Protectorat ; elle y installa un grant du nom de Achille Mangiavacchi. Ce curieux personnage chercha accrditer une lgende, purement fantaisiste, selon laquelle le Dar Othman aurait t construit par des esclaves chrtiens et aurait mme t visit par Saint Vincent-de-Paul. Une vieille photo de la faade montre une statuette de la Vierge, place dans une niche creuse au-dessus du linteau de la porte principale.
La mort mystrieuse de ce personnage mit fin cette fable. Aurait-il t assassin par un voisin musulman plus fanatique que lui ?

Sige de la Conservation de la Mdina de Tunis

LHistoire : La verdure chatoyante de la cour
Othman Dey (1594 1611) se fait construire le Dar Othman pour son usage personnel. Il abandonne ainsi la rsidence officielle de la Kasbah, probablement la recherche du calme, loin des intrigues des janissaires, alors trs turbulents. Il occupe le palais jusqu sa mort.
Dans la premire moiti du XIXme sicle, le Bey Hussein Ben Mahmoud, aprs quelques travaux, loccupe galement. Mais bientt la demeure est abandonne. Aprs plusieurs usages, elle est restaure et abrite aujourdhui les services de la conservation de la Mdina.

La driba du Dar Othman est un somptueux vestibule car ctait l o le Dey recevait tous ceux quil ne pouvait admettre dans lintimit de son palais.

En 1936, la cour a t amnage en jardin intrieur, aprs avoir perdu son dallage, un heureux effet dans cette mdina si minrale. En effet, on trouve habituellement sous les cours des citernes souterraines o est recueillie leau de pluie. Planter ces cours risquerait de dtriorer ltanchit de la citerne. Cest pour cela que la verdure chatoyante de la cour du Dar Othman fait figure dexception.

Deux portiques opposs, dune rare lgance, sont forms de cinq arcs fortement outrepasss que soutiennent de longues et gracieuses colonnes en marbre blanc, chapiteaux hispano-maghrbins. La succession darcs se poursuit sur les deux autres cts par des arcatures aveugles. Les claveaux noirs et blancs relient harmonieusement lensemble. La rigueur des revtements en marbre des salles est attnue par la polychromie chatoyante des panneaux de faence.

La petite histoire : Dar el Oula
Le dar el oula, ou maison des provisions, est lune des appellations du Dar Othman encore connue de nos jours. Se trouvant vacant, le palais dont les makhzen et annexes stendaient jusqu la rue des Teinturiers, a t utilis comme intendance militaire, charge de pourvoir lapprovisionnement des casernes turques tablies dans les alentours : rue Sidi Ali Azouz, rue Jemaa el Zitouna, Souk el Attarine et rue Sidi Ben Ziad

Moins persistante fut lappellation de Maison des esclaves. Le palais a t acquis par la socit Franco-Africaine la veille du Protectorat ; elle y installa un grant du nom de Achille Mangiavacchi. Ce curieux personnage chercha accrditer une lgende, purement fantaisiste, selon laquelle le Dar Othman aurait t construit par des esclaves chrtiens et aurait mme t visit par Saint Vincent-de-Paul. Une vieille photo de la faade montre une statuette de la Vierge, place dans une niche creuse au-dessus du linteau de la porte principale.
La mort mystrieuse de ce personnage mit fin cette fable. Aurait-il t assassin par un voisin musulman plus fanatique que lui ?

16 bis, rue el Mbaza

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